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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 09:38

 

Edition Spéciale n° 092

 

Les pages de l'Edition Spéciale sont des hors-série  de

 

« L'Encyclopédie absurde de la Bicyclette *».

 

 

 

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LE BLUES

DU

CYCLISTE

 

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C’est la fin décembre.

Au Pinsaguel Cyclo Club,

nous n’aimons pas cette période de l’année.

Aujourd’hui, la météo en rajoute un peu plus sur notre moral

Il a plu toute la journée ;

A 17 heures, il fait déjà nuit.

 

Alors nous avons une pensée pour

Marcelou, Jean-Luc et Le Claudius

qui sont partis faire du vélo au soleil.

Chacun se dit :

J’ai le blues, car privé de mes amis et de vélo,

« I was born to loose ».

 

 

Michel Jonasz n’a pas idée du blues à TOULOUSE.

Parce que deux années sans Marcelou,

c’est comme le ciel sans la Terre pour un astronaute ;

Une année sans Jean-Luc,

c’est comme le Réseau Ferré de France sans rails pour un conducteur de RER ;

Un hiver sans Le Claudius,

c’est comme un hiver sans neige pour un moniteur de ski.

 

Ainsi va la vie au PINSAGUEL CYCLO CLUB

en attendant une météo meilleure !

 

Hiver en Loraine    

 

 

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Marcelou / pour voir les news pendant son Tour du Monde :

http://31vinso.com/mapage60/index.html

 

Jean-Luc / voir RER page 120 sur :  

http://encyclopedieabsurdedelabicyclette.over-blog.com/articles-blog.html

 

Le Claudius :

Il est sur Facebook.

 

 

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 23:33

Edition Spéciale n° 091

 

Les pages de l'Edition Spéciale sont des hors-série  de

 

« L'Encyclopédie absurde de la Bicyclette *».

 

 

 

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LES FILLES

DU

PINESAGOUËL

CYCLO CLUB

(2)

 

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Au

Pinesagouël Cyclo Club*.

Il y a les filles qui portent toujours

la tenue du club* sur elles.

(voir page 83*)

 

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Il y a aussi celles

qui, non seulement

ont la tête et les jambes,

mais aussi les bras !

 

 

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Après une préparation hivernale perturbée par les crues de la Garonne,

 

Pauline Bugnard

 

se présente mi avril aux championnats de France bateaux courts

 

(sélection pour l’équipe de France)

 

à Cazaubon.

 

Elle termine quatrième de la finale du skiff

 

(départagée à la photo finish).

 

 

 

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Au terme d’un mois de préparation, elle gagne sa place de titulaire

 

dans le huit qui disputera les championnats d’Europe à Belgrade (Serbie).

 

Là-bas, les filles réussissent à se qualifier pour la finale,

 

Et ce, pour la première fois de l’histoire de l’aviron féminin français en battant

 

la Russie, l’Ukraine et l’Italie.

 

Elles terminent sixième derrière

 

la Roumanie, la Grande Bretagne, l’Allemagne, et les Pays Bas.

 

 

 

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Puis, mi juin,

 

Pauline participe à la deuxième étape de la Coupe du Monde à Aiguebelette (France)

 

dans un quatre de pointe qui termine quatrième,

 

battu par le Canada et deux bateaux chinois.

 

 

 

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Début juillet,

 

elle remporte la troisième manche

 

de la coupe du monde à Lucerne (suisse),

 

toujours en quatre de pointe

 

(devant le deuxième bateau Français et deux bateaux Allemands).

 

 

 

 

 

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Grâce à ces bons résultats,

 

elle est sélectionnée pour le huit féminin

 

qui défendra les couleurs de la France

 

aux championnats du monde à Amsterdam (Pays Bas),

 

du 24/08 au 31/08.

 

Pauline, avec ses coéquipières,

 

va se mesurer avec ce qu’il y a de mieux en aviron féminin

 

(USA, Canada, Chine, Australie et les meilleurs européens)

 

dans le plus prestigieux des bateaux :

 

le huit de pointe avec barreur.

 

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Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir le site d’Aviron France :

 

avironfrance.asso.f

 

 

 

 

 


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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 16:59

 

Edition Spéciale n° 090

 

 

comment reconnaître

 

UN SCIENTIFIQUE

 

D'UN RELIGIEUX

 

 

 

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Methode-scientifique-et-creationniste.png

(lien du blog du déssinateur introuvable)

 

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 22:10

 

Edition Spéciale n° 089

 

 

REVOLUTION

DES

MOEURS

 

( LES FILMS A VOIR )

révolution des moeurs Nina

dessin de Nina !

 

 

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Celui qui ne connaît pas l'histoire,

est condamné à la revivre.

(Karl Marx)

 

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Tu es raciste

et tu as envie de te soigner ?

Va voir le film

12 Years a slave

http://www.premiere.fr/film/12-Years-a-Slave-2877664

 

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Tu es religieux intégriste

et tu penses que ça ne fait pas très chrétien ?

Va voir le film

The Magdalene Sisters

http://www.premiere.fr/film/The-Magdalene-Sisters-133343

 

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Tu es homophobe

et l'inégalité pour les homos

te troue quand même le cul ?

Va voir le film

Yves Saint Laurent

http://www.premiere.fr/film/Yves-Saint-Laurent-3639022

ou

La Vie d'Adèle

http://www.premiere.fr/film/La-Vie-d-Adele-Chapitres-1-et-2-3134260

 

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Tu es raciste, religieux intégriste et homophobe,

et tu veux le rester ?

Ne va surtout pas voir ces films

et tires toi une balle dans la tête.

Tu rendras service à la planète ;

sinon, voilà où ça mène :

 

ATTENTION !

Le contenu suivant a été identifié par la communauté YouTube comme potentiellement offensant ou choquant. Il vous appartient de choisir de le visionner ou pas.

 

 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 18:31

 

Edition Spéciale n° 088

 

 

LE DAKAR

2014

 

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Pour diverses raisons,

on peut, ou pas, aimer le Dakar...

Mais il y en a qui aiment....

Le-Dakar-Bartik.jpg

 

dessin de Bartik 

 

L'an dernier,

Olivier Pain, un jeune amateur,
avait tenu en respect, les ténors professionnels,

pendant quatre jours, en faisant parler la poudre.

Et ce n'était pas de la poudre

de perlimPainPain.

Alors ça, j'ai aimé !

 

(voir aussi Dakar 2012 pages 003 & 004 et 2013 page073 )


*************

Pour suivre le Dakar toute la journée,

cliquez ICI

 

Pour consulter le blog d'Olivier Pain,

cliquez ICI

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 22:40

 

Edition Spéciale n° 087

 

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                            CREVAISON

 

 

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Pour le cycliste,

la crevaison est souvent

une source

de difficultés insolubles

 

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Mais ça ne serre à rien

de rester les bras croisés

ou de baisser les bras.

Le cycliste doit réparer.

Et souvent, on dirait qu'il est amputé d'un bras,

tellement il est maladroit.

 

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Regardez cette vidéo,

les bras vont vous en tomber !

 

 

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 00:36

 

Edition Spéciale n° 086

 

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                                Le racisme

                                  ordinaire

 

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Quand le racisme devient ordinaire,

beaucoup de gens

ne sont même plus conscients

qu'ils sont racistes



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Mais

quand un Ministre de la République,

qui plus est, La Garde des Sceaux,

est bafouée,

c'est la République

qui est outragée.

 

(lire ici)

 

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Taubira--banane.jpg

dessin de JM

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 18:57

 

Edition Spéciale n° 085

 

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             L’immigration

                           indispensable

                                            &

                                 vertueuse

 

 

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Si ne pas céder

à la haine, aux intolérances, au racisme

c'est de l'intolérance,

alors

je suis fier d'être intolérant.

 

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On entend souvent cette phrase :

« La France ne peut pas accueillir

toute la misère du monde, »

 

Mais pourquoi ceux qui la prononcent

ne la terminent-ils jamais ?

 

« mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part. »

(Michel Rocard - 1990)

 

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Voici les réponses

à des vérités d'opinion

que propage Florian Philippot,

vice-président du FHaine,

et compagnon de Marine Le Pen,

danseuse étoile au bal des nazis.

(réponses ICI)



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immigration.jpg

dessin de Chrib

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 23:43

 

Edition Spéciale n° 084

 

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HOMOSEXUALITE

&

CIVILISATION

 

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suite de la page 81

   et en réponse aux commentaires de Christie (page 74)

 

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La France malade de la question homosexuelle

Les manifestations parfois violentes contre le mariage gay ont surpris certains qui croyaient que la France était le pays de la tolérance. Or, il n’en est rien ; c’est seulement dans les années 1980 que la majorité des Français sont gagnés à la tolérance vis-à-vis de l’homosexualité ; cette tolérance relativement nouvelle s’explique bien entendu par le recul du religieux qui commence dans les années 1960, malgré les efforts du Général de Gaulle pour conserver la France fille aînée de l’Église.

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homoparentalite 3

dessin de Faujour

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Un peu d’Histoire

 

 

Historiquement, la France n’a pas été concernée très tôt.
Les Francs ont fondé le pays, après que l’empire d’Occident se soit désagrégé. À tel point que la France a gardé le nom Frankreich de cette tribu germanique fondatrice alors que l’Allemagne a dû se trouver un autre nom, Teuton finissant par devenir Deutsch.
Les Francs ne semblent pas avoir été de féroces homophobes, contrairement à leurs frères ennemis les Wisigoths et différents Goths ayant dominé l’Espagne (en concurrence avec les Sarrasins), la Catalogne et l’Aquitaine. Les Wisigoths ne manquèrent pas d’appliquer la doctrine de l’Église en persécutant implacablement les homosexuels et aussi bien sûr les juifs… dans le même temps où les musulmans d’Espagne pratiquaient la tolérance !
Mais l’Espagne était une exception.
Dans l’autre sens (cf. les œuvres de Didier Godard) l’Italie se présentait comme une nation particulièrement tolérante.
Dans l’ensemble, et dans tous les autres pays chrétiens que l’Espagne, durant le Moyen-âge et tout l’Ancien Régime la tolérance ou plus exactement l’indifférence gréco-romaine ont dominé les esprits.
Certes, l’Église condamnait, parfois même elle torturait et exécutait, mais c’était le fait de l’Église institutionnelle, qui tenait à son interprétation intolérante du texte sacré, et non le fait du peuple.
Il semble même que les mœurs en Europe se situaient de ce point de vue peu différemment des mœurs dominantes des autres régions du globe, alors méconnues de notre continent : Chine, Arabie, Amérique précolombienne, Afrique.
Mais centrons-nous sur la France.
On ne se privait pas d’y moquer l’homosexualité, connue alors sous d’autres noms : bougres, sodomites, libertins, sorcières, chevaliers de la manchette, mignons…, mais les persécutions étaient rares, ce qui bien entendu ne les justifie pas.
D’autres pratiques comme la sorcellerie, l’alchimie, la recherche médicale ou scientifique, le judaïsme et les hérésies diverses, vraies ou faussement qualifiées comme telles subissaient les rigueurs de l’Église et du pouvoir temporel. La tyrannie a toujours eu besoin de boucs émissaires.
L’homosexualité apparaissait parfois dans ces déviances condamnées, pas forcément comme la plus grave.
Dans cette ambiance, des personnalités ont pu laisser une trace, surtout des rois. En France et ailleurs.
Henri III était très certainement homosexuel ; ce n’est pas pour autant l’argument le plus couramment agité par les nombreuses voix qui appelèrent à son assassinat et finalement l’obtinrent. La Sainte Ligue l’accusait essentiellement de vouloir discuter avec les protestants. La Sainte Ligue ne se gênait pas pour assassiner les « politiques » qui au fond partageaient les opinions du roi, et qu’elle désignait comme coupables de vouloir la paix civile et d’être du même avis que le Roi. Non, Henri III, qui a été un grand roi (non exempt de cruautés inutiles) n’a pas été assassiné par le frère Clément parce qu’il aimait les hommes.
Louis XIII était-il homosexuel ? C’est contesté, il a eu quelques béguins pour deux ou trois femmes, pas beaucoup de sentiment pour son épouse, et cela n’a guère d’importance. Sauf en ce qui concerne l’affaire Cinq-Mars, ce beau jeune gentilhomme parfaitement hétérosexuel que Richelieu lui avait lancé dans les pattes pour le manipuler et dont il obtint injustement la tête à l’issue d’une machination. Probablement bisexuel, pour partie hétérosexuel mais pas très pratiquant, Louis XIII raffolait aussi des beaux jeunes gens et c’était une propension que Richelieu ne pouvait manquer d’utiliser pour le mener par le bout du nez.
Louis XIV, qui était le Roi le plus puissant de la Terre, gouverna la France avec petitesse, écrasant sous son talon rouge les protestants et les libertins (ces derniers comprenaient nombre d’homosexuels) qui n’étaient pourtant pas une menace.
Était-il à cet égard un précurseur du Maréchal Pétain et du Général de Gaulle ? Les époques sont trop différentes pour faire ce rapprochement. Quoique…
Incidemment, Louis XIV fut assurément d’une jalousie hargneuse à l’égard de son frère homosexuel Philippe d’Orléans, dit Monsieur car tel était le titre officiel du frère du Roi, un roi

jaloux non tellement à cause des penchants de Monsieur, mais bien parce que Philippe d’Orléans était un général de talent, aimé de ses soldats et Philippe était aimé d’eux non parce qu’il les aimait charnellement, ce dont personne ne témoigne, mais bien parce qu’il était un général économe de vies humaines. Grandeur et mesquinerie.
Le XVIIIe a été le siècle des Lumières mais la sexualité n’était pas un enjeu si important que la religion.
Le mouvement libertin qui y a pris de l’ampleur a regroupé nombre d’homo ou bi sexuels, dont certains ont été persécutés d’autant qu’ils osaient revendiquer la liberté, du moins la liberté pour les aristocrates et l’élite, certains allant même jusqu’à revendiquer la liberté pour tous. Le Marquis de Sade en est la figure emblématique.
À ce sujet, dans l’article « A comme Amour dit socratique » de son dictionnaire philosophique, Voltaire a déjà presque tout dit :
« Si l’amour qu’on a nommé socratique et platonique n’était qu’un sentiment honnête, il y faut applaudir: si c’était une débauche, il faut en rougir pour la Grèce.
Comment s’est-il pu faire qu’un vice destructeur du genre humain s’il était général, qu’un attentat infâme contre la nature, soit pourtant si naturel? Il paraît être le dernier degré de la corruption réfléchie; et cependant il est le partage ordinaire de ceux qui n’ont pas encore eu le temps d’être corrompus. Il est entré dans des cœurs tout neufs, qui n’ont connu encore ni l’ambition, ni la fraude, ni la soif des richesses.
C’est la jeunesse aveugle qui, par un instinct mal démêlé, se précipite dans ce désordre au sortir de l’enfance, ainsi que dans l’onanisme…
Le penchant des deux sexes l’un pour l’autre se déclare de bonne heure; mais quoi qu’on ait dit des Africaines et des femmes de l’Asie méridionale, ce penchant est généralement beaucoup plus fort dans l’homme que dans la femme; c’est une loi que la nature a établie pour tous les animaux; c’est toujours le mâle qui attaque la femelle.
Les jeunes mâles de notre espèce, élevés ensemble, sentant cette force que la nature commence à déployer en eux, et ne trouvant point l’objet naturel de leur instinct, se rejettent sur ce qui lui ressemble. Souvent un jeune garçon, par la fraîcheur de son teint, par l’éclat de ses couleurs, et par la douceur de ses yeux, ressemble pendant deux ou trois ans à une belle fille; si on l’aime, c’est parce que la nature se méprend ; on rend hommage au sexe, en s’attachant à ce qui en a les beautés ; et quand l’âge a fait évanouir cette ressemblance, la méprise cesse.
Citraque juventam // Ætatis breve ver et primos carpere flores. – Ovide,
Métamorphoses, X, 84-85. – (b)
On n’ignore pas que cette méprise de la nature est beaucoup plus commune dans les climats doux que dans les glaces du Septentrion, parce que le sang y est plus allumé, et l’occasion plus fréquente: aussi ce qui ne paraît qu’une faiblesse dans le jeune Alcibiade, est une abomination dégoûtante dans un matelot hollandais et dans un vivandier moscovite.
Je ne puis souffrir qu’on prétende que les Grecs ont autorisé cette licence…”.
Et pourtant, tu as tort, Voltaire, sur ce point du moins, car les Grecs, et les Romains aussi, l’ont largement tolérée et même utilisée comme rite d’initiation dans la caste militaire de Sparte. Il serait intéressant de savoir si les Aztèques, ces frères jumeaux des spartiates, avaient des pratiques initiatiques comparables.
Il n’en reste pas moins que Voltaire constate le caractère humain, humain trop humain, et souvent inoffensif de la pratique homosexuelle.
La Révolution française est allée encore plus loin ; les idées d’égalité sont valorisées et l’on voit approuvée l’abolition de l’esclavage en Haïti en 1794, l’instauration du divorce, la citoyenneté reconnue aux Juifs en 1789 et dès 1791 est proclamée la « fin » des persécutions contre les Chevaliers de la Manchette, alors dénomination à la mode pour les homosexuels.
Cette période est cruciale car le 19ème siècle sera celui de la grande régression pour les homosexuels. Ceux de France auront bénéficié d’un sursis, grâce à l’élan libertaire de la Révolution ; il n’en va pas de même ailleurs et singulièrement en Angleterre.
Ce pays qui venait d’être gouverné par un grand roi homosexuel, le populaire, très respecté

 

Guillaume d’Orange, connaît sa révolution industrielle dans une atmosphère politique marquée par le maintien du pouvoir de l’aristocratie.
S’emparant de quasiment toutes les colonies des autres puissances, notamment la France, l’Espagne et les Pays-Bas, l’Angleterre joue habilement de son leadership sur les royautés européennes menacées. Waterloo est certes pour elle un grand succès militaire mais sur un Bonaparte affaibli, qui avait déjà perdu la guerre en 1814 contre toute l’Europe coalisée autour de l’Angleterre.
Bonaparte a été un tyran de génie, mais la propagande anglaise encore très vivace aujourd’hui notamment aux États-Unis néglige que sur bien des points il a consolidé, institutionnalisé des acquis de la Révolution. Sauf un, l’abolition de l’esclavage, qu’il a rétabli, hélas, un geste horrible qu’il est le seul au monde à avoir jamais commis.
Alors que l’Angleterre déployait son impérialisme, dont l’un des sommets fut la honteuse guerre de l’opium avec la Chine dès 1840, une guerre criminelle qui vaut bien comme crime le pire de Napoléon, la société anglaise était marquée par la montée du puritanisme. Pauvre Darwin !
Les Irlandais réduits en esclavage, leur religion interdite, l’Inde domestiquée, l’aristocratie anglaise exploite sans vergogne la population britannique, la fait massacrer sur les champs de bataille à son profit, transforme les paysans en prolétaires misérables.
D’où vient que précisément, en Angleterre d’abord, apparaît pour la première fois de l’Histoire une homophobie dans le peuple ? La coïncidence avec la révolution industrielle ne peut être un hasard !
Dans la France postrévolutionnaire, on ne constate rien de comparable avec le déchaînement de persécutions dont sont victimes les homosexuels en Grande-Bretagne, où on assiste à des condamnations à mort ou au pilori, supplice où les condamnés souvent meurent sous les cris de haine et les grêles de pierres envoyées par la populace.
Or, un demi-siècle auparavant, la Grande-Bretagne était ni plus ni moins que la France ou les Pays-Bas un pays des lumières et de la tolérance notamment à l’égard des homosexuels.
Tous ces faits ont été très bien mis en valeur par l’excellent Didier Godard dans sa série historique (Deux hommes sur un cheval, le goût de Monsieur, etc.).
Il apparait toutefois que Didier Godard, peut-être par défiance contre le régime soviétique (si homophobe !) refuse une analyse marxiste du phénomène.
Pourtant, il n’est pas besoin d’approfondir beaucoup la réflexion pour constater que la révolution industrielle est aussi une nouvelle révolution de la famille.
Là où l’industrie triomphe, l’exode rural l’accompagne et la famille paysanne est détruite en quelques années.
La famille cesse d’être à la fois une unité de consommation et de production pour devenir une simple unité de consommation.
Elle se rétrécit, elle n’est plus la grande famille où l’individu est lié à toutes les générations, aux branches éloignées, oncles, tantes, cousins, cousines, pratiquant couramment une solidarité qui rassure l’individu s’il est faible et lui permet d’entreprendre s’il est fort.
La famille devient effectivement ce petit noyau parents-enfants qui complaît tellement aux partisans de la manif « pour tous » qu’on ferait mieux d’appeler « manif contre nous », opposés au mariage gay.
L’homophobie de masse qui apparaît à la fin du XVIIIe siècle est alors un reflet de l’angoisse de l’individu devant cette évolution fulgurante, angoissante, porteuse de malheurs et de misères. Il faut des boucs émissaires. Qui détruit la famille ? Les capitalistes, bien évidemment, mais ils sont bien à l’abri et aujourd’hui plus que jamais ; la révolution sociale devra attendre, tandis que les homosexuels font des cibles faciles.
L’Europe connaîtra par conséquent sa vague d’homophobie furieuse de 1800 à 1950, période unique dans l’Histoire depuis l’Antiquité, Moyen-âge inclus, sauf dans deux pays : l’Italie, où la tolérance traditionnelle reste grande, et la France, qui reste avec son code civil napoléonien jusqu’à… Pétain !
Période tout-à-fait originale car c’est celle qui invente le mot « homosexuel » parce qu’on n’avait rien pour qualifier cette déviance qui auparavant était si insignifiante. D’insignifiant, ce penchant devient obsédant, on voit chez les intellectuels se déchaîner des théories absurdes, comme guérir les

 

homosexuels de gré ou de force, obtenir à tout prix leur disparition.
En France, donc, Napoléon fait rédiger par son équipe où l’homosexuel Cambacérès, Archichancelier c’est-à-dire Numéro Deux du régime est très présent, un code civil très machiste mais qui ne parle pas d’homosexualité. On dit que Cambacérès y a veillé.
Dommage que les femmes y soient traitées en perpétuelles mineures et incapables ! Cela est probablement dû à l’influence personnelle de Bonaparte, qui aurait mieux fait d’appliquer ces principes dans sa vie privée en n’écoutant pas Joséphine sur la question de l’esclavage au lieu de se méfier des femmes uniquement dans la vie publique.
En fait, jusqu’à ce que l’Église retrouve sa puissance, personne ne songe à revenir sur ce qui a été promis aux Chevaliers de la Manchette en 1791.
Sous la restauration, nouveau miracle, l’Église a d’autres soucis ! Second miracle, le roi Louis XVIII est homosexuel, personne n’osera lui faire signer un décret à ce sujet.
Les manufactures où le patron est tout-puissant constituent un terrain de choix pour l’exercice du droit de cuissage sur les ouvrières, adolescentes ou préadolescentes, et les premières lois protègent ces dernières et un tant soit peu les jeunes garçons.
On fixe notamment en 1832 la majorité sexuelle à 15 ans.
À cette époque aussi, les socialistes de toutes nuances, chrétiens sociaux, utopistes, socialistes technocratiques, matérialistes, humanistes, prennent le relais et s’attachent à améliorer les conditions de travail et à réduire le temps de travail.
On combat un peu la prostitution et le proxénétisme, sans trop se soucier encore de l’homosexualité.
Pendant ce temps, l’Angleterre promulgue des lois homophobes et les exporte dans ses colonies où elles sont plus que jamais aujourd’hui en vigueur. L’Allemagne suivra.
La France est beaucoup plus que les pays anglo-saxons un pays laïque et relativement libertaire. Il faudra des évènements catastrophiques pour que cet état de faits change dans le pays.
Ces évènements hélas se produiront. Ce seront la défaite de 1940 et ses conséquences, d’où naît une situation dont les gaullistes cléricaux tireront partie, à contre-courant de l’évolution du reste du monde occidental.
Car, Révolution de 1789, Empire, Cambacérès, Restauration avec un roi bougre aidant, il n’y a nulle législation répressive contre les homosexuels en France jusqu’à Vichy.
Bien entendu l’Action Française de Charles Maurras et ses satellites, Léon Daudet, le Figaro, La Croix et bien d’autres, se déchaîneront, non seulement contre les Juifs leur principale cible, mais aussi contre certains homosexuels en vue, Gide, Baudelaire, Proust, insultés mais non traînés dans la boue, on ne se fait pas des choses pareilles entre gens de la haute société, tout cela restant sans conséquences concrètes jusqu’à la seconde guerre mondiale.
Certains nostalgiques de Vichy feront remarquer que Pétain n’a pas agi contre les homosexuels aussi durement que contre les Juifs, qui ont été l’objet d’un statut de sous-hommes rappelant le statut des métèques ou des ilotes de la Grèce antique. C’est vrai mais ce n’est pas une excuse ! Et d’ailleurs cela tient à un fait dur comme le diamant : contrairement aux Juifs, les homosexuels ne se reproduisent pas, mais les hétérosexuels en fabriquent sans arrêt !
En ce qui concerne les homosexuels, il semble que ce soit l’Amiral Darlan, sinistre crétin de type baderne dont l’armée française a regorgé notamment durant la grande boucherie de 1914 à 1918, qui, s’inquiétant des mauvaises mœurs dans la marine, voulutt, en 1942, protéger ses recrues des horribles suborneurs en refusant aux homosexuels la majorité sexuelle à 15 ans, ce qui revient à la fixer au niveau de la majorité civile, soit 21 ans.
On pourrait ironiser longtemps sur le sens peu aiguisé de la logique des auteurs de cette mesure ; pourquoi mettre ainsi en vedette le comportement homosexuel en le rendant plus transgressif si on croit qu’il est contre nature ? Si la nature suffisait à dissuader de ces comportements, à quoi bon des lois ? On se reportera à Voltaire, même peu éclairé sur la question homosexuelle, il a déjà pourfendu tous les raisonnements scolastiques.
En 1945, allégresse de la Libération, le Gouvernement provisoire de la République Française et l’Assemblée Constituante abrogent les Actes dits « lois » de l’autorité de fait se prétendant « gouvernement de l’État français » (ordonnance du 9 août 1944). Ouf, on va être libres.

 

Voici le texte de l’article : « Sont en conséquence, nuls et de nul effet tous les actes constitutionnels législatifs ou réglementaires, ainsi que les arrêtés pris pour leur exécution, sous quelque dénomination que ce soit, promulgués sur le territoire continental postérieurement au 16 juin 1940 et jusqu’au rétablissement du Gouvernement provisoire de la République française.
Cette nullité doit être expressément constatée. »
Car dans cette dernière phrase il y a une restriction. On prétendra n’abroger que les actes « contraires aux principes de la République ». Or à cette époque là, tous les partis et surtout les catholiques et les communistes, mais aussi les autres, sont tranquillement homophobes.
Tous ces partis, toutes ces personnes auréolées de la résistance à l’occupant sont d’accord pour continuer à réprimer l’homosexualité. Et d’abord, De Gaulle et ses amis politiques, des héros de la Résistance, tous tranquillement homophobes. On citera, mais il y en a des centaines, deux homophobes célèbres, Pierre Clostermann, ex as de la Royal Air Force au titre de la France Libre (député UNR), Jacques Duclos, dirigeant communiste dont la tête fut mise à prix par la gestapo.
Ils croient avoir l’opinion pour eux mais qu’en est-il en réalité ? Il n’y a pas encore de sondages. Rétrospectivement, le PCF et le PS ont bien de la chance qu’on n’ait pas consulté la population à l’époque. Quel boulet traîneraient-ils aujourd’hui ?
Silence complet sur la déportation des homosexuels, d’ailleurs ils l’ont bien cherché ! Et puis en France ça a touché « seulement » l’Alsace-Lorraine…
Du côté des partis politiques, c’est le noir absolu.
Pour le RPF et ses avatars ultérieurs, UNR, RPR, UMP, pas de doute : ils ont toujours été homophobes ! Et ils ont été au pouvoir avec de courtes interruptions de 1945 à 2007…
La loi « Pétain & Darlan » peut rester en vigueur, personne ne proteste jusqu’à l’apparition du FHAR.
Les laïques se taisent, il faut protéger l’école de la République avant tout. Qui osera soulever la question avant 1968 ? Arcadie a-t-il réclamé l’abrogation des lois homophobes ? Il faudrait l’établir. Et de toute façon sa voix était faible.
Mais ce n’est pas tout !
Il fallait aussi compter avec le conformisme social du parti gaulliste, inspiré de la tradition chrétienne la plus conservatrice, marqué par les thèses de Charles Maurras et par ce qu’on appellera plus tard les intégristes catholiques. Leur cheval de bataille : la famille. Leur cible favorite : les homosexuels.
Quelles que soient leur proclamations sur leur non hostilité aux homosexuels, les animateurs de la Manif Pour Tous sont toujours accrochés au même raisonnement : pour eux, le droit des homosexuels va à l’encontre de la défense de la famille.
Le coup d’État du 13 mai 1958 permet aux gaullistes de s’installer aux commandes avec tous les pouvoirs, ils en usent et en abusent : presse, radio et télévision aux ordres, lois en faveur de l’école catholique, horaires des messes affichés dans tous les villages aux frais de l’État, avortement clandestin, contraception niée jusqu’en 1967.
Mais cela ne suffisait pas. L’Ordre moral devait s’imposer au travers d’une liste de fléaux sociaux promulguée en 1960 : tuberculose, alcoolisme, proxénétisme, homosexualité.
Le 18 juillet 1960, en faisant adopter son amendement, Laurent Mirguet explique en préalable que « notre société devient dangereusement minoritaire » ; le lien entre le racisme et l’homophobie est dès lors évident du moins dans l’esprit de la loi.
L’amendement se borne en fait à modifier les peines applicables en cas d’outrage public à la pudeur (OPP), doublées si l’OPP est commis par des personnes du même sexe : les lesbiennes sont frappées à l’égal des gays, encore que ce soient eux les principales cibles.
L’amendement Mirguet fait reculer la France de plusieurs rangs dans la conception de la liberté sexuelle ; il est promulgué alors que dans l’ensemble du monde occidental on s’interroge sur la persécution dont les homosexuels sont victimes. Ainsi, dès 1967, la province du Québec met en vigueur une loi interdisant les discriminations pour homosexualité. Qu’on ne nous dise pas que les Québécois étaient devenus subitement moins catholiques que les Français !
Et après mai 1968 ? On a entendu quelques outrances qualifiables de gauchistes, y compris la justification de la pédophilie, mais c’est bien compréhensible après 2 000 ans de persécutions. Ces outrances ont peut-être retardé la formulation des revendications, mais il se peut qu’au contraire elles aient aiguillonné le débat. De fait, après mai 1968, le réveil est très lent. Seuls quelques partis minoritaires issus de la mouvance libertaire, marxiste ou non, apparue en 1968, demandent la fin des discriminations.
Dans la période cruciale disons 1968-1975, on pourrait dresser un tableau éloquent :
- Côté homophobes : toute la droite, la SFIO, le PCF, l’OCI (trotskyste lambertiste pour les non initiés), les groupuscules mao-staliniens
- Côté « je ne dis rien ce n’est pas politique » : Lutte Ouvrière, les maoïstes spontanéistes, le PS d’Épinay
- Côté engagé au côté du mouvement gay-lesbien : le PSU, l’OCT et VLR (marxistes maoïsants), la LCR (trotskyste, ancêtre du NPA), les anarchistes. Et c’est tout.
On aurait pu croire que c’était perdu d’avance, mais les lesbiennes et homosexuels avaient de puissants atouts : l’élan de mai 1968, le mouvement autonome des femmes, la certitude que partout en Occident les homosexuels se mobilisent et la droite la plus bête du monde.
À preuve, le sort de ce pauvre Valéry Giscard d’Estaing. Seul homme politique à arriver au pouvoir sur un programme centriste, il procède à d’importantes réformes sur les questions de mœurs : majorité à 18 ans, légalisation de l’avortement (Loi Simone Veil), divorce facilité, abrogation de la loi Mirguet (mais oui).
Malheureusement, le RPR empêche Giscard d’abroger la loi Pétain-Darlan sous prétexte de protection des mineurs, si bien que le mouvement homosexuel appelle, avec une certaine crédibilité, à son renversement en 1981.
Car le Mouvement Gay-Lesbien, pas encore LGBT, commence à rattraper son retard sur ses homologues européens en réunissant plus de dix mille personnes à Paris le 4 avril 1981, malgré un boycott complet des médias aux ordres du Pouvoir… et de l’Église.
Menacée dans son hégémonie sur la France Fille Ainée de l’Église, celle-ci prend en mains la lutte contre les réformes sociétales que la gauche se propose de réaliser, supplantant souvent les partis de droite qu’elle oblige à rester sur la ligne ultraconservatrice ; et ceci est spécifiquement français : ailleurs, dans bien des pays, en Europe, les droites ne mènent plus aucun combat contre les droits des homosexuels.
Cette coalition, où l’Église est leader et non les partis politiques, organisera trois séries de manifestations monstres, s’appuyant sur un déploiement de moyens considérables qui compenseront la nullité de la cause, en 1984 (contre la titularisation des enseignants de l’école privée), en 1999 (contre le PACS) et en 2013 (contre le mariage pour tous).
La France est toujours malade de l’homosexualité, mais pas dans le sens où l’entendait Laurent Mirguet, seulement dans le sens où les forces conservatrices se refusent à la moindre concession et entendent maintenir les discriminations, à contre-courant de l’évolution dans les pays de civilisation européenne.
Qu’attend donc l’UMP ? Que les intégristes musulmans viennent à son secours ? Ce n’est pas demain la veille !
Il faut aussi examiner les arguments de nos adversaires, pardon, de nos ennemis car ils se comportent comme tels.

La défense de quelle famille :

La famille défendue par les catholiques traditionnalistes est celle qui est bien symbolisée sur leur drapeau : quatre silhouettes, un papa, une maman, un fils et une fille.
Mais qu’est-ce que cette famille ? Est-elle une cellule naturelle, éternelle, qui a toujours existé et existera toujours si on la défend bec et ongles ?
L’Histoire des civilisations montre que cette croyance est une illusion.
Certes, pour qu’un enfant naisse, il faut un homme et une femme pour le concevoir. Mais c’est tout !
La famille décrite dans la Cité Antique de Fustel de Coulanges n’a rien à voir avec cette vision sereine et paisible, où la femme est l’égale de l’homme et où tous deux collaborent à l’éducation des enfants.

 

La famille d’alors est celle qui dépend d’un pater familias tout-puissant, chef séculier et religieux, et la cité antique est une fédération de tribus, de classes, elles-mêmes fédérations de familles.
Cette institution entre en crise à cause de ce que Fustel de Coulanges nomme une révolution, très longue révolution déstabilisatrice à laquelle seul l’essor du christianisme parvient à mettre fin.
Avec le christianisme, la femme n’est toujours pas l’égale de l’homme mais elle a acquis quelques droits. Tant que la société est majoritairement paysanne, le prestige de l’Église parvient à masquer les injustices sous la charité, une forme religieuse de la solidarité dont la société garde encore la nostalgie.
La solidarité entre générations, entre parents éloignés, est spécifique de la famille paysanne large, bien loin de l’idéologie sécrétée dans la famille réduite à la cellule parents-enfants. Certes, cette solidarité existe encore de nos jours et le phénomène est non négligeable, mais rien de comparable avec les sociétés plus traditionnelles, notamment celles où règne l’Islam.
La Famille que défend la droite catholique apparaît avec la révolution industrielle et pas avant ! Encore consolidée par le christianisme, qui s’oppose au divorce, au contrôle des naissances, elle entre en crise cependant et non parce que la religion se relâche ! C’est le contraire ! La religion entre en crise parce qu’elle ne représente plus l’image de la Famille. Il n’y a plus de Dieu le Père. La crise de la famille provoque celle du christianisme et toutes deux sont irréversibles, parce que la société n’est plus paysanne, parce que la ville sécrète une autre idéologie.
Un temps on a pu croire qu’un mouvement syndical et associatif prendrait le relais des institutions religieuses, mais toutes les institutions sont en crise parce qu’il n’y a plus de règles économiques.

Les convictions religieuses, une hypocrisie fondamentale

Il est vrai que l’Islam ne connaît pas de crise de désaffection, ce qui fait rêver les catholiques traditionalistes d’un retour en force du religieux.
La crise de l’Islam, pourtant spectaculaire, est tout autre que de désaffection, elle est convulsive et connaît de terribles accès de violence que notre droite « manif pour tous violente » devrait aussi méditer. C’est peut-être ce qu’a d’ailleurs fait l’extrême-droite du Printemps Français…
La crise du christianisme est fondamentalement d’origine économique mais sa forme est étroitement d’essence doctrinale.
Quand depuis 2.000 ans on a trahi le message d’amour du Christ en instaurant l’Inquisition, en persécutant les Juifs et les homosexuels, mais aussi les savants, de Hypatie d’Alexandrie à Darwin en passant par Galilée, on n’a plus de message.Ce n’est pas en cassant du pédé qu’on va revenir à la source du message authentique. Ces gesticulations s’appuyant sur l’intolérance ne feront que le jeu de l’incroyance.
À la longue, certes ; en attendant, elles font de gros dégâts.
Et que dire de l’assertion du nouveau pape François, quand il était évêque, selon laquelle l’homosexualité est un don du diable ? Non, selon le message de Jésus, tout amour est sacré, l’amour est toujours divin, fût-il entre personnes du même sexe, sans quoi rien n’est divin. Mais ça, c’était avant de devenir Pape ; maintenant, voilà le
Pape François qui se fait entendre dans l’avion qui le ramène du Brésil : « Se una persona é gay e cerca il Signore, chi sono io per giudicarla? »*. Certes, le ton a changé mais ce n’est pas ce qu’on lui demande. Qu’il condamne les violences et les persécutions ! Alors nous croirons à sa sincérité.
Les chrétiens avec nous ! Contre le pape qui continue à trahir Jésus comme tous ses prédécesseurs !
Ce que les catholiques de notre époque appellent leurs convictions religieuses ne tient plus qu’à deux principes :
- Le respect de la vie,
- Le natalisme.
Tout le monde respecte la vie, mais cette manie des religieux de pousser leurs principes jusqu’au bout est rarement positif.
Respecter la vie du handicapé à naître, c’est quelquefois obliger ses parents à sacrifier toute leur vie à se dévouer à l’éducation d’un enfant dont nul ne sait ce que lui aurait décidé, s’il avait pu donner son avis…
Non, le respect de la vie est un principe qui doit nous guider tous, croyants ou non, en humanistes ouverts et non en dogmatiques.Malheureusement, on voit qu’en France on ne discute pas avec les évêques avec des arguments : ils ont leurs principes et disent toujours non à toute évolution. C’est pourquoi le Figaro est en croisade contre la PMA ouverte aux couples de lesbiennes.
L’Église a un allié clandestin : le « Comité d’éthique » qui ne saurait la contredire sur le moindre détail. Cet organe, conçu par certain comme un conseil visant à la recherche d’un consensus, est aujourd’hui un organe de blocage sur tous les terrains. Heureusement qu’on ne l’a pas consulté sur le mariage pour tous !
Il faut exiger la suppression du Comité d’éthique, qui n’est qu’un comité d’obstruction.
Dommage ! François Hollande a décidé de le suivre sur l’ouverture du droit à la PMA pour les couples de femmes !
Eh bien, c’est une double erreur :
- Politique : cette reculade sera regardée comme une victoire des manifestations des traditionnalistes ;
- Juridique : Si la France est condamnée par la Cour Européenne parce qu’en distinguant entre couples désormais mariés légalement, selon qu’il s’agisse d’homosexuelles ou d’hétérosexuels, on aura un pouvoir de gauche condamné pour discrimination anti homosexuelle ! La gauche aura l’air fin !
Et on y va tout droit. Il est encore temps de ne pas obliger les couples de lesbiennes à mener et à gagner cette bataille. Parlementaires de gauche, réveillez-vous.

 

Révérend Père Werpepper

  * «Si une personne est gay et cherche le Seigneur, qui suis-je pour juger ?»


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